Festival Alviela 24 âout 2007

Festival Alviela Santarem / Vaqueiro le 24 âout 2007

Une arrivé précoce sur les lieux, après une recherche d’information sur la façon de m’y rendre, et une belle roulade sur le quai de la gare, sautant du train en marche.. Une attente de courte durée, un peu plus de deux heures à peine sous le soleil et ma bosse sur la tête. m’ont permis d’inventer mille histoires, à chaque passage, sur chaque visage, un tee-shirt reconnu sur une inconnue. . Un mouvement de foule, n’a fait qu’augmenter, avec une température en hausse, et le jour qui décline. Le flux a commencé enfin à diminuer, avalé par les grilles., éparpillé, c’est à mon tour d’être engloutie par une part de pizza, après un petit tour sur le site pour patienter. Lecture du programme, repérage, plan, finalement un espace pas si grand. Des enfants courent un peu partout dans tous les sens. Quelques personnes, déjà devant la scène. Pose café, question à la jeune femme en service, pour mon retour à l’hôtel, 25 Km à parcourir, mais j’ignore encore comment à cet instant, s’il sera identique à l’allée. Carte de visite déjà dans ma poche, taxi en dernier recours. Sans réponse. Une table et un banc disponible. Une famille prise en photo à leur demande. Quelques pas vers la scène, d’où provient de la lumière et du son en projet. Attente interminable entre coups de fil sans accès, et SMS. Quelqu'un parle enfin dans le micro, la foule peut nombreuse, se rapproche, et commence à grossir, s’amplifier. Lorsque le premier groupe arrive enfin sur scène, puis le second, après quelques minutes d’attente, le temps de créer leur espace, et de faire disparaître le précédant . Trois heures, ont du s’écouler. La lumière change de nouveau, s’obscurcit un moment, pour en allumer une autre. Bizarrement une certaine angoisse m’oppresse, il n’y a pourtant pas de raison apparente, ni décelée.

Pedro Arrive enfin sur scène, , la foule c’est approchée un peu plus, nombreuse, et moi toujours devant contre la barrière.

Seul, il s’installe au piano pour un premier titre en anglais, Hallelujah de Leonard Cohen. Les membres du groupe, arrivent petit à petit sur scène : articulations indispensables. Au deuxième titre déjà, une déferlante d’énergie, commence à électriser le public. Le rythme s’accélère . Et ce n’est plus Pedro sur la scène, mais Zébulon, oui Zébulonn, fait des bonds dans ses chaussures à ressorts, d’un coté à l’autre de la scène, s’allonge même sur le sol, c’est pas l’heure de sieste, voyons !!!! Même s’il est déjà très tôt, pour cette matinée nocturne. Mais d’un saut, il se redresse aussitôt. Entre nouvelles chansons, du dernier album “Luz” et anciennes. Et toujours mon regard surpris par tant de puissance, mon sourire ému par tant d‘ironie, et d’amour, qui circule, et s’imprègne sur chaque visage. J'absorbe toutes ces ondes, tous ses mots passent d’une oreille à l’autre, et ça raisonne, ça raisonne... Et ça rayonne, ça rayonne, en pleine nuit.

Tenho uma Arma, Tudo o que eu te dou, Pontes entre nós, Balada de Gisberta, Lobo no Luar, Talvez Foder, É preciso ter Calma, Socorro, Se fosse um dia o teu olhar...

Un concert chargé d’électricité, et de sensibilité. Il ne faut pas toujours se fier aux apparences, et  le coeur ouvert et les yeux fermés. J’ai beaucoup de mal à repartir , mais par obligation, je me reconnecte, à presque trois heures du matin. Il faut rentrer, encore 25 Km à parcourir, et cette fois-ci, ce sera en autocar.

Merci à Pedro e, aux Bandemónio, et à “l’équipe” qui l’entoure, pour ce merveilleux moment. “Porque o tempo tem asas” et comme dit aussi l’autre poète : “ à toujours”

 

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